Spoilons : Cube, le remake

Il y a des films qu’on va voir au cinéma sans rien en attendre et qui vous marque à vie. Cube en fait parti. Le pitch de base du film : Des personnes sont enfermées dans une structure cubique, pour des raisons inconnues.

Chaque pièce est elle même un cube qui mène vers un autre cube. Pièce sécurisée ou pièce piégée mortellement …

Pourquoi, comment, ces gens ont ils été piégés dans cette structure, qu’ont ils en commun et vont ils s’en sortir vivant ?

Un décor quasi unique, pour une ambiance en 8 clos étouffante, on accroche à « l’intrigue », aux personnages et à leur tentative d’ »évasion ».

Ce film subit ensuite 2 « suites » : Cube 2, totalement oubliable avec un twist de fin tentant de donner une explication plus rationnelle que la fin du film originale.

Et Cube 0 tentant, si mes souvenirs sont bons, de donner un explication à la construction du cube. Ce dernier film n’est pas passé par la case cinéma, mais à fait un direct to vidéo, et quand on voit le film, on comprends pourquoi.

Un direct to video généralement c’est ça …

Et puis voilà t’y pas que 25 ans plus tard, les Japonais décident de faire un « remake » de l’original … dont voici en grosse partie le spoil.

Si le film original commençait par une séquence bien gore ou un homme entrant dans une pièce piégée du cube, se faisait découper par une grille façon apéricube (y’a un fil conducteur dans tout ça quand même), le remake nous refait la même scène … en moins gore.

Un p’tit cube, un gros cube, c’est l’heure de l’apéricube !

Le piège de cette version se compose de tubes rectangulaires venant juste faire une trou dans la poitrine du pauvre type. Le morceau de barbaque tombe ensuite à terre comme un morceau de gélatine sans aucune goutte de sang. Bref, c’est loupé voire même ridicule …

On va passer rapidement sur la rencontre entre les « prisonniers » du cube, prenons plutôt du temps pour les décrire :

  • Le bad boy gentil (Le « bad boy ») : C’est le gars qui à compris que certaines pièces étaient piégées. Il s’est fabriqué un détecteur avec ses lacets et ses bottes qu’il lance sur le sol avant d’entrer dans la salle pour voir si tout est safe. On à l’impression qu’il va être le méchant de l’histoire mais bien entendu, ce n’est pas le cas.
  • Le jeune au lourd secret (Le « lisse ») : On aurait pu croire que c’est le héro de l’histoire, mais il est lisse comme un cul de bébé. Son secret, il n’a pu empêcher le suicide de son petit frère, il l’a même involontairement poussé à faire ce geste
  • Le jeune sympa mais en fait psychopate (Le « psychopate ») : Lui, il à l’air d’un con sympa, mais il s’avèrera que c’est une vrai pute qui vire vite fait dans le coté psychopathe tueur …
  • Le garçon timide (Le « gamin ») : Très jeune et introverti, j’ai cru qu’il allait jouer le rôle de l’autiste du film original. En fait oui et non, c’est juste plus ou moins un boulet qui ne fait pas confiance aux adultes, mais qui survivra …
  • Le vieux con (Le « vieux ») : Il n’aime pas les jeunes voilà, ça ne va pas plus loin coté background en fait … il ne sert à rien.
  • La fille (La « fille ») : Le personnage qu’on ne voit quasiment pas de tout le film, elle ne dit rien, ne propose rien, une plante verte. Et on se dit qu’il y à un truc qui cloche. Elle devrait se plaindre d’avoir envie de faire à minima pipi et qu’on l’accompagne aux toilettes, ou qu’elle à besoin de protection hygiénique car sa période va débarquer … bref, une fille qui ne se plaint pas c’est louche et on se dit de suite qu’elle fera partie du twist final.
Le lisse

On passe la rencontre de tout ces protagoniste et le « bad boy » pas très aimable prend pendant un certains temps le commandement de cette petite troupe pour avancer pièce par pièce avec son détecteur à piège fait à partir de bottes.

Sauf qu’il s’avère que si au début cette stratégie porte ses fruits, certaines salles réagissent au bruit pour le déclenchement des pièges, ou que ces derniers ne se trouvent pas au sol mais au plafond … Quelques scènes viennent rythmer un peu ce parcours au hasard de la structure, mais on se fait déjà bien chier.

C’est à ce moment que le « Lisse » se rend compte qu’a l’entrée de chaque pièce 3 séries de nombres composés de 3 chiffres sont inscrit. Le « gamin » et lui même après quelques savants calculs, fait grâce à un bouton de chemise, car tout le monde sait que le bouton de chemise est un crayon tout à fait viable, découvre que si dans cette série il y à un nombre premier la salle est piégée.

Mieux qu’un stylo Reynolds !

C’est alors eux qui guident le groupe et le « bad boy » devient un peut les bras et eux la tête du groupe.

Le parcours continue de salle en salle, et les tensions dans le groupe grandissent. Le « vieux » est blessé et tiens le « psychopate » comme responsable et en plus il n’aime pas les jeunes …

Et puis on ne sait pas pourquoi, dans une salle non piégée une grille sort du sol, par le pouvoir des scénariste qui n’ont plus d’idée, et sépare le groupe, d’un coté le « vieux » et le « psychopate », de l’autre, ben les autres.

Chacun des 2 groupes continuent leur bonhomme de chemin ce qui amène à une scène débile ou le mec sympa devient le « psychopate » et explose la tronche du vieux avec l’ouverture d’une porte. Ben ouais, le vieux l’a énervé, et il s’est dit que les vieux, il aurait fallu les tuer dès la naissance.

Entre temps l’autre groupe découvre qu’additionner les 3 chiffre qui forme un groupe de nombre donnent des coordonnées XYZ et arrivent au bord de la structure du cube.

Là c’est dur à expliquer mais grosso merdo, c’est le vide quasi absolu et découvrent que les salles bouge, et qu’il suffit de ce rendre à une coordonnée bien précise pour trouver la sortie, ce qu’ils décident de faire.

Le bord du cube c’est un peu comme sur l’affiche quoi

Bien entendu arrivé à l’avant dernière salle, pour une raison totalement inconnu, le mur se transforme en salle de cinéma et fait dérouler le film de sa vie au « lisse » : la scène ou il laisse son frère se suicider.

Qu’est ce que ça vient foutre là ? A quoi sert cette scène ? Comment un mur se transforme ainsi et fait défiler les souvenirs d’un être humain. A vous de me le dire. En tout cas ils sont proches de la sortie.

Le jour ou un mur comme ça se transforme en toile de cinéma vous me faite signe …

Arrivé à l’avant dernière salle, le « psychopate » rejoint le groupe comme par hasard (ha ces scénaristes !!) et décide de planter tout le monde.

Mais c’est à ce moment qu’un piège se déclenche. Car oui, les pièges ont l’air de se déclencher uniquement quand le scénario en à besoin.

Et les seules personnes qui arrivent à la sortie sont le « gamin » et … la « femme ».

Sisi, vous savez la potiche dont j’ai à peine parlé dans ce billet car elle ne sert à rien. Elle laisse partir le « gamin » vers la sortie, dans l’inconnu, sans le suivre.

Puis on voit apparaitre un écran de veille représentant un carré qui montre des images des « participants ».

Décédé est inscrit sur ceux qui sont morts, mais étrangement, le « lissse » qu’on à vu mourir empalé par une lance qui se transforme ensuite en une sorte d’arbre métallique qui vous fait sortir des branches de tout les orifices se relève. « Continue » est noté sur son image.

Zoom arrière, le screen saver vient des yeux de la fille.

Le plan suivant la montre de nouveau dans le cube, rencontrant un nouveau groupe de « participants ». Elle les regarde un à un comme si elle les scannait et leur dit bonjour. Fin du film.

Je n’ai pas revu le film original depuis bien longtemps, il me semblait bien plus gore et surtout bien plus intéressant. Les « participants » avaient tous plus ou moins des points communs à la création du cube qu’ils découvraient au fur et à mesure. Et la scène finale bien que cryptique était bien plus … mystique ?

Ici, les interactions/liens entre les personnages sont quasi inexistants, on oublie la faim, la soif, la fatigue et la psychologie des personnages est au ras des pâquerettes.

C’est long, c’est chiant, c’est mal joué et rien que le fait que le « fille » soit si effacé nous met la puce à l’oreille, elle fera partie du « twist » final.

Bref vous l’aurez compris, ce remake n’a qu’une seule qualité, elle donne envie de revoir l’original, ce que je vais m’empresser de faire dès que possible !!

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